Le Culte YORUBA (Afrique/Cuba)

January 30, 2015

 Le XIXe siècle vit l'arrivée à Cuba d'un nombre croissant d'esclaves yoruba, dans les quatre provinces de l'ouest del'île, principalement dans celles de LaHavane et de Matanzas. Cependant dès le recensement de 1789 les Yoruba étaient majoritaires parmi les esclaves de Cuba. Ils sont originaires du quart sud ouest du Nigeria,voire de certaines parties du Bénin et du Togo. Ils possédaient des traditions culturelles et artistiques parmi les plus fascinantes du continent africain.

 

           Ils furent longtemps connus à Cuba sous le nom de Lukumí. Sur les anciennes cartes d'Afrique on trouve parfois le nom de Ulkumi ou Ulkami.  Selon certaines sources l'expression "olukumi",signifierait "mon ami".

       Durant l'époque coloniale, la religion des Lukumí engendra, au contact du catholicisme, un culte appellé "Regla de Ocha" ou plus péjorativement « Santería »  dans lequel certaines divinités originelles ont été associées à des Saints catholiques, parfois de manière libre, parfois contraints et forcés par l'administration coloniale.

        Le panthéon yoruba comporte jusqu'à une centaine de divinités appelés Orichas, dont une vingtaine de divinités majeurs. De nombreuses légendes de tradition orale relatent leur histoire, leurs passions et leurs exploits, tant ils sont semblables aux humains. Comme les dieux grecs de l'Olympe, on les distinguent par leurs pouvoirs naturels ou surnaturels, leurs symboles ou "attributs", leur nourriture, leurs jours de la semaine ou de l'année (selon à la fois les calendriers africains et catholiques), leurs couleurs, leur musique, leurs prières, leurs danses et leurs chants spécifiques.

 

      Chaque initié, "fils"ou"fille" d’un Oricha bénéficie de sa protection et portera un ou des colliers (et bracelets) de perles lui correspondant. L'Oricha n'est pas choisi par l'initié mais par les instances religieuses habilitées à consulter les oracles. Une religion séparée - la Regla de Ifá-ave cses prêtres-devins est également fondamentale et régit en quelque sorte les marches à suivre, dictées par les Orichas eux-mêmes.  Mais la Regla de Ocha possède également ses propres formes de divination, considérées comme moins importantes hiérarchiquement qu'Ifá.

   Communiquant également par le biais de la transe de possession, que seuls les initiés peuvent atteindre, les Orichas dispensent messages, bienfaits ou punitions aux membres de la société religieuse ou à toute personne en contact avec celle-ci. Les adeptes de la religion yoruba ont également un ou des esprits individuels qui sont souvent ceux des ancêtres, ou des parents disparus.

 

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