La RUMBA, une danse Afro-Cubaine (Origine & Histoire)

La Rumba, danse cubaine, est très ancienne. Les Noirs furent les créateurs de rythme de base qui engendra ce style qui semble bizarre au Blancs, mais qui est pour les Noirs absolument naturel. Lorsqu'en 1501 Diego SUAREZ aborda l'Ile de Cuba avec les 300 Espagnols formant ma première colonie, l'Ile était peuplée de plus de 200.000 habitants et cette population alla aussitôt en décroissant. En effet elle fut au but des cinquante premières années réduite à moins de 30.000 habitants et continua à décroître au point d'avoir presque complètement disparu. Son appoint eut pourtant pu être précieux aux conquérants car, pour exploiter les ressources qui s'avèrent multiples dans l'Ile, il fallait de la main-d'œuvre, beaucoup de main-d'œuvre et sans pertes sensibles des vies humaines ; mais comme l'Espagne avait alors le monopole de la traite des Noirs, elle résolut le problème en important des esclaves d'Afrique en nombre croissant.

Lorsqu'en 1580 le monopole passa au main des Portugais le trafic continua encore plus intense. En 1713 c'est les Anglais qui maîtrisent la situation ; le chiffre de la traite des esclaves d'Afrique s'éleva à trois millions, qui naturellement emportèrent avec eux leurs cultes, leurs rites particuliers dont celui du Vaudou qui fut si longtemps ancré dans l'âme des Noirs et qui encore de nos jours fait parler de lui.

Le vaudou est encore pratiqué en cachette, et est objet de procès car, s'il débutait par des danses, ce rite finissait, hélas par le sacrifice humain.

Mais parmi les danses de leurs ébats ; il en fut une animalesque inspiré de la démarche du coq qui devint, si l'on peut dire, pour les Noirs de l'intérieur de l'île, la danse régionale. Les mouvements plus ou moins défigurés l'eussent rendue perverse aux yeux des gens incompréhensifs de l'automatisme naturel des Noirs quand il s'agit d'exprimer par la danse ( pour leur joie s ou leurs peines) les mouvements suscités par le rythme. Enfin au contact des Créoles, les Noirs s'émancipèrent, il y eut mélange de sang et c'est ainsi que musique et danse prirent corps dans l'Ile avec une expression typique vraiment caractéristique, trouvant son essence dans la fusion du genre espagnol lui-même influencé par le mauresque et le genre noir-africain dont la rumba actuelle est un exemple frappant.

Si l'on considère que la Rumba se dansait déjà à l'intérieur de l'Ile vers 1570, on est surpris d'apprendre qu'elle atteignit la Havane que plus de trois siècles plus tard, vers 1917, où elle devint populaire dans les dancings bon marché et les cafés où les travailleurs cubains s'amusaient.

Accaparée enfin par des spécialistes de l'orchestre qui surent, par l'adjonction d'instruments nouveaux, accroître encore l'originalité de ce rythme particulier, elle devait connaître un succès frénétique qui gagna vite les autres villes du littoral, balayant tout ce qui se dansait au paravant ; mais les night-clubs, les dancings où se prélassait la haute société se montrèrent réticents et s'en tinrent strictement aux petites danses purement espagnoles.

C'est seulement paré que la Rumba, ayant franchi les océans, eut pris d'assaut les dancings du monde entier, que l'aristocratie cubaine se laissa fléchir et permit enfin que ces trémoussements, orgiaques à ses yeux, fussent effectués dans ses salles de bal.

Il y a seulement quelques années, les riches touristes qui, débarquant à la Havane, demandaient à voir danser la Rumba, étaient fortement étonnés de s'entendre dire que cette danse était interdite, et l'on ne sera pas moins surpris d'apprendre qu'il n'y a que cinq ans encore, certains grands établissements n'autorisent la Rumba de dancing que durant la saison touristique et ne tolèrent entre temps que la Rumba d'exhibition (dansée par des professionnels), en raison peut-être de ce qu'elle représente d'innocence infantile. En effet, elle se danse en couple costumé et chaque pièce du costume ont une signification particulière : Le costume de la dame symbolise la cour faite par le coq à la poule de la ferme (la longue traîne du costume symbolisant la queue de la poule).La chemise ample et gaufrée de l'homme symbolise le chant et la démarche altière du coq.

Issue des quartiers populaires de la Havane et de Matanzas, la rumba est une danse laïque qui exprime le sens de la fête, l’humour et l'esprit populaire cubain. Fortement influencée par les traditions rituelles et folkloriques afro-cubaines, elle est classifiée dans les expressions dansées conjuguant des éléments d'origine hispanique et africains pour créer une expression nouvelle.La rumba se divise en trois styles (qui sont enseignés) : • Yambu: le rôle de la femme et les gestes mimétiques. • Guaguanco: l'attitude à travers le mouchoir pour les hommes et la jupe pour les femmes. • Columbia: la relation avec le quinto, l’appropriation des jeux de pieds.

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